Comment faire du ski sans se blesser?

22 janvier 2019

 

Alors que la saison de ski bat son plein, c’est le moment de se préparer dans de bonnes conditions afin de pratiquer son sport favori sans prendre de risques inutiles. Bien que l’on peut penser que seuls les novices se blessent, les risques de blessures sont présents, quel que soit le niveau.

Antoine Cantin, kinésiologue, spécialiste du genou chez Équilibre, donne des astuces faciles pour glisser tout l’hiver sans se retrouver aux urgences.


Les risques les plus courants

«Avant, la majorité des blessures provoquées par la pratique du ski étaient des fractures aux chevilles ou aux tibias, explique Antoine Cantin. Depuis que la forme des skis a évolué, on est plus souvent confrontés à des entorses qu’à des fractures.» Bien que la prise de risque est différente selon le niveau de pratique, les blessures qui ne sont pas provoquées par un impact concernent presque toujours les genoux et les ligaments.

Les entorses se produisent à cause de mouvements trop brusques ou soudains comme lorsqu’un skieur force un peu trop fort sur ses genoux de peur de tomber et risque ainsi de les faire tourner vers l’intérieur. Le secret? Accompagner la chute. «On peut essayer de chuter sur la gauche ou la droite selon la situation, plutôt que vers l’avant ou l’arrière, commente le kinésiologue. En provoquant la chute, on a un meilleur contrôle et on est capable de protéger nos articulations.»

 

Limiter les risques en choisissant bien son équipement

Bien que beaucoup de blessures sont dues à de mauvais réflexes et postures, le choix de l’équipement reste primordial lorsqu’on pratique le ski, car les conséquences peuvent changer du tout au tout.  Selon Antoine Cantin, les débutants devraient choisir des skis et des bottes plus souples qui offrent moins de rapidité, mais un meilleur contrôle. On leur recommande également de choisir des skis un peu plus courts.

 

«Une fixation de ski alpin doit être ajustée par un professionnel ou quelqu’un de très expérimenté.» - Antoine Cantin, kinésiologue

 

«Des fixations mal ajustées peuvent être aussi très dangereuses pour le skieur, avertit le kinésiologue. Une fixation de ski alpin doit être ajustée par un professionnel ou quelqu’un de très expérimenté.» En effet, le déclenchement d’une fixation est un aspect primordial de sécurité lorsque l’on pratique le ski. Pourquoi? Parce que si un ski se décroche, cela préserve les genoux alors que si ce n’est pas le cas, le skieur a plus de chances de se blesser.

Inutile d’investir dans des équipements très coûteux dans l’optique d’éviter les blessures! L’équipement parfait n’est pas forcément celui qui va coûter le plus cher. «L’important, c’est de choisir des produits adaptés à son niveau, à la fréquence de pratique, au type de ski que vous pratiquez, mais aussi à sa taille et son poids», explique Antoine Cantin. Il est donc inutile d’acheter un équipement trop grand pour son enfant en pensant qu’il pourra le porter plus longtemps: on augmente ses chances de se blesser. Certains détaillants offrent même des services d’échanges ou retour spécialement pour les équipements de ski.

 

Des limites à respecter

La meilleure astuce pour éviter les accidents est extrêmement simple: respecter ses propres limites et ses capacités! Peu importe l’âge ou le niveau, un skieur qui pousse ses limites prend plus de risques. «C’est une question de jugement, insiste Antoine Cantin. Il n’y a aucune honte à recommencer une piste pour débutant à plusieurs reprises, c’est comme ça qu’on s’améliore.»

S’échauffer avant de démarrer la pratique pour ne pas brusquer les articulations permet aussi de diminuer les risques de blessures, en particulier lors de journées froides. Quelques exercices simples pour échauffer les membres inférieurs, les genoux, le tronc et les hanches suffisent.

Si malgré une grande vigilance, une blessure se produit, il faut là encore s’écouter et essayer de comprendre si l’intervention d’un spécialiste est nécessaire. Le réflexe à adopter au plus vite est celui d’utiliser de la glace sur une ecchymose ou une zone du corps gonflé. Cependant, si l’on réalise que la situation, autant au niveau autonomie que douleur, augmente, il faut consulter au plus vite.

Nos solutions

Parfois, l’équipement idéal et le respect de ses limites ne suffisent pas et des problèmes de santé ou des petites douleurs empêchent les amateurs de ski de pratiquer comme ils l’entendent.

Selon Antoine Cantin, les orthèses plantaires ou corporelles sont idéales pour ceux qui souffrent de douleurs aux pieds ou aux genoux. C’est par exemple le cas pour Francine, une patiente Équilibre qui a repris le ski après de longues années d’arrêt grâce à ses orthèses. «Nous sommes là pour aiguiller les gens pour qu’ils reprennent le sport dans les meilleures conditions, aussi bien sur le plan préventif que curatif», explique Antoine Cantin.

Peu importe le cas et les antécédents, en ski, comme dans toute autre discipline, consulter un professionnel permettra de déceler le vrai du faux, trouver des solutions adaptées pour continuer de bouger et garder la forme.

 

ÉQUILIBRE VOUS PRÉSENTE ANTOINE CANTIN

Antoine est kinésiologue et clinicien pivot au Centre du genou du Synase, à Québec. Alors qu’il travaille pour Équilibre depuis maintenant 3 ans, il est heureux de pouvoir agir en tant qu’accompagnateur des patients tout au long de leur guérison. Antoine est également un passionné de ski, qui le pratique depuis 26 ans.